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L’église de Trémont sur Saulx

Article publié le mercredi 9 février 2005.
Rédacteur : Fleury Claude

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De n’importe quel côté qu’il aborde le village, le visiteur aperçoit l’église, Elle est là, si pittoresquement bâtie sur le coteau, veillant à la paix des habitants.

Cette position à flanc de coteau ne lui est pas particulière. Elle est commune à toutes les églises de la période romane ou du commencement de la période ogivale : telles les églises de Couvanges, Mussey, Fains, etc

L’église de Trémont est dédiée au saint patron de la paroisse : St MEMMIE où St MENGE 1er évêque de CHALONS en CHAMPAGNE qui au rapport de Grégoire de TOURS (évêque de cette ville de 573 à 594 ) était fort honoré à CHALONS

Elle est construite sur le roc.

Elle dessine dans sa silhouette extérieure "La Croix Latine" avec le clocher érigé à l’intersection de la croix. Elle est orientée à l’Est.

Son aspect extérieur, en pierres de taille. Ces pierres proviennent des carrières exploitées à Trémont depuis des temps fort reculés qui étaient situées à la limite des territoires de Trémont et Ville sur Saulx.

Les murailles ont un fort soutènement de 17 arcs boutant à cause du poids de la tour carrée et de la poussée des arcs des voûtes, 18 fenêtres à meneaux sculptés en pierre permettent une luminosité intérieure. Bien sûr, l’édifice actuel n’a rien à voir avec l’édifice original. L’église à subi des détériorations (incendie),dans les siècles passés. Et, a été agrandie, avec l’augmentation, de la population à la fin du moyen âge. On distingue trois époques dans la construction de l’église. XIe et XIIe siècle (premiers capétiens). De cette époque il reste la tour carrée, en pur art roman XIIIe siècle. Saint Louis, ou louis IX, il reste le portail entrée principale à l’Ouest. Et enfin les nefs (fin 15eme début 16eme siècle, de la dernière période ogivale (art gothique) François 1er .

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La tour carrée ou beffroi

Elle est supportée par quatre énormes piliers de section cruciforme dont la puissance de construction défiera encore bien des siècles

C’est une des plus belles tours romanes, de la région (elle est du type clocher lorrain), d’influence germanique pour contrebalancer dans la région l’influence champenoise.

L’étage qui sort du toit est couronne par une corniche renfermant deux lignes de billettes du plus joli effet. La partie qui contient les trois cloches est ouverte sur ses quatre faces par des doubles baies géminées (groupées deux a deux ) fermées en pleins cintres et dont les pieds droits sont recoupes de colonnettes qui reçoivent des archivoltes moulurées.

Mais l’ornement de l’étage, très simple et d’une très belle facture, c’est le cordon qui court sans interruption tout de suite au-dessus des colonnettes en ressortant en suivant les archivoltes et dont les arêtes sont rabattues en chanfrein.

L’étage est terminé par une corniche à modillons simples qui fût la corniche terminale du clocher du XIe siècle.

Malheureusement ce si bel étage dans sa conception a été surélevé au XIXe siècle sans doute, d’un étage aveugle qui défigure et alourdit l’œuvre du moyen âge.

Le portail à l’Ouest est la porte principale

On remarque d’emblée de chaque côté deux saillies qui marquent la largeur de la nef principale.

Les saillies prennent naissance en simple glacis où revers d’eau a la hauteur de la naissance des Voûtes. Elles servent de contreforts à la poussée des arcades intérieures.

La porte est simple. Elle montre dans sa voussure trois colonnettes dont les chapiteaux sont refouillés de feuilles à crochets.

Le fronton de la nef est formé d’une rose à six pétales encadrée par la même moulure que la 1er archivolte de la porte.

Cette rose est destinée simplement à orner le sommet du pignon et à permettre à la lumière de se projeter dans la nef.

A noter : que cette rosace tire son originalité de par sa concavité par rapport à la façade.

On entre généralement dans l’église par une porte située au sud. Au-dessus à gauche de l’entrée se trouve une statue de la vierge tenant dans ses bras l’enfant jésus et portant l’inscription suivante :

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DANIEL PARIS ET JEANINE PHELIPPES SA FEMME ONT FAIT FAIRE CETTE IMAGE L’ANNEE 1628.

L’intérieur de l’église : Les nefs

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Comme il a été dit au commencement, les nefs, le transept et l’abside ne sont pas de l’ancienne église.

Contrairement à un certain nombre d’église agrandie à la fin du moyen âge, soit par l’adjonction d’une deuxième nef, où de chapelles, l’église de Trémont a été entièrement remodifiée. Lors de sa réédification, deux nefs latérales ont été ajoutées ainsi qu’une seconde travée dans le transept. Pour cette raison les nefs latérales ne sont pas ici de simples bas-côtés. Leurs voûtes sont de mêmes naissance que celle de la nef principale, ce qui a permis de placer des fenêtres très élancées laissant passer une lumière abondante. D’autre part ayant à peu près les mêmes proportions que le transept, elles contribuent à donner à l’ensemble de l’édifice un air de grandeur du plus heureux effet.

Les trois travées sont divisées pas des colonnes cylindriques dont les bases indiquent déjà la Renaissance, c’est à dire du XVIe siècle.

A noter les chapiteaux des piliers de la tour carrée, décorés de feuilles d’acantes et des statuettes juste sur le dessus de ces décorations face à l’entrée, on peur voir deux statuettes représentant deux anges accroupis.

Celui de droite tient dans sa main une tenaille et un marteau.

Celui de gauche tient un fouet et une boîte à parchemin.

Derrière l’ange de droite, on remarquera un animal monstrueux formé de deux corps avec une seule tête.

Certains membres des seigneurs de Renesson et de Trémont sont enterrés dans l’église.

Les Voûtes

Elle se compose de 16 divisions formées de 48 clefs principales. Les voûtes sont des ogives simples à l’exception d’une seule travée,

Côté Nord

Côté de la chapelle de la Sainte Vierge

Les voûtes du transept et de l’abside, rebâties en même temps, sont à triples ogives avec ligne de réunion. Leur projection horizontale donne une magnifique étoile à 4 branches (distribution des plus riche qui d’après certains auteurs n’a jamais été égalée). Toutes les intersections des voûtes, sont marquées par des clés plus où moins ornées de motifs fleuronnés, de vases sacrés, etc.

A remarquer, un taillant, une équerre et un compas (signature du maître maçon ; une balance et un vase sacré, un ciboire une charrue avec le fouet du laboureur, un sablier avec un mètre pour mesurer le temps qui s’écoule, un sablier avec un ciseau, une figure rayonne au milieu de l’abside et enfin un écu donc le blason a été haché par des vandales probablement à la Révolution, qui représentait les armes du barrois ou du duché de Bar.

Remarquer aussi les cercles jointoyant les arcs des voûtes.

Les fenêtres

Pour terminer la description architecturale de l’église, les embrasures intérieures des fenêtres sont relevées de fines moulures, habilement exécutées. Les fenêtres sont refendues par un meneau. Elles sont surmontées d’un tympan ajouré. Ces tympans ne sont pas semblables, mais variés dans leur composition, datant assurément de la dernière période ogivale (fin du XVIe siècle).

Le fenêtrage de l’abside est divisé en trois baies par deux meneaux. Les tympans sont simplement formés de cercles et de demi-cercle sans fioriture.

A noter le chœur de forme pentagonale.

L’intérieur de l’église

La plus grande partie de statuaire de l’église a été classé au registre des Monuments Historiques en 1961.

Le maître autel

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Le maître autel à rétable-baldaquin est en marbre, placé entre 6 colonnes façon marbre de 4m65 de hauteur enjolivées de sculpture de l’ordre corinthien en feuilles d’acanthe tout autour de leur chapiteau, avec entablement modillonnés de toutes faces et mariés ensemble 3 à 3 supportant 2 flammes et 4 statues en bois de 1m de hauteur : les statues représentent des chérubins portant à bout de bras, sur leurs mains un couronne royale, aussi en bois, de forme ellipsoïdale de 1m20 dont la partie supérieure arrive à quelques centimètres de la voûte.

Le Tombeau est décoré sur le devant du triangle trinitaire.

Il date : le maître autel de la 1er moitié du XVIIIe siècle. Vers 1732.

St Roch

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Groupe en pierre de l’époque de François 1er (1515 - 1547) Hauteur 1m20

Revêtu d’un manteau sur son riche pourpoint, coiffé d’un chapeau à larges bord dont le devant porte des enseignes de clefs croisées, la tête perchée vers la gauche, le visage méditatif, le front à demi mangé par une frange, la moustache en croc, les cheveux longs tombants sur les épaules, chaussé d’escafignons, les jambes couvertes de houseaux, le vrai préservateur de la Peste est présenté ici en pèlerin, la panetière suspendue au bourdon (bâton du pèlerin à la partie supérieur en forme de gourde ou de pomme).

Après son pèlerinage à Rome, sur le chemin du retour à Montpellier, St Roch soigna les malades de la Peste : Atteint lui-même de la maladie, il se retira dans une forêt où un ange guérisseur vient soigner ses plaies. Chaque jour un chien venait lui apportés un pain afin qu’il ne meurt pas de faim. Dans le très beau groupe de Trémont, le roquet est absent.

On remarquera le geste plein d’attention de l’ange guérisseur, celui de prière du Saint, les mains jointes et le dizain passé autour du cou.

St Nicolas

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En pierre de 1m30 de hauteur La date de 1531 est inscrite sur le baquet

L’autel est en bois et la tablette en pierre. Sur le devant dans un triangle, le tétragramme : Il symbolise le nom de Dieu (en herbeux, Jéhova, auquel on a retiré toutes les voyelles).

L’arc simple avec deux flammes à côté est semblable à celui de l’autel de la Sainte Vierge dans ses décors.

L’ évêque de Myre est revêtu de l’aube qui se répand en molles cassures autour de son pied gauche, de la tunicelle et d’ une chape maintenue par un fermail, dont le pan droit est ramené sous le bras gauche. Il est coiffé d’une mitre ornée de perles et tiercefeuilles. La main gauche fermée sur sa crosse, le saint fait le geste de la bénédiction de la main droite.

Les trois enfants ont disparu du saloir.

Cette statue est sans doute du même sculpteur que St Roch.

A droite on voit St Eloi, patron des forgerons avec le marteau et l’ enclume, le saint très présent dans les églises est aussi fort honoré par les agriculteurs le 1er décembre.

A gauche St Memmie patron de la paroisse.

La vierge à l’ enfant

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Statue en pierre du XVIIIe siècle 1m30

L’autel est en pierre surmonté de 4 colonnes du même ordre et même travail. L’entablement réuni ces colonnes 2 à 2. On remarque que les modillons côté mur n’ont reçu qu’une espèce d’ébauche.

Cette colonnade haute de 3m90 supporte une sorte d’Arc de Triomphe composé de 4 bras en bois terminés par une petite croix qui semble planté dans un soleil en partie caché par des nuages au milieu desquels sortent deux têtes d’anges.

On voit une guirlande en bois composée de fleurs, feuilles, et fruits.

Dans une niche à coquille, la vierge repose le poids de son corps sur la jambe gauche, la droite fléchie et écartée, pieds nus ; Coiffée d’un voile qui flotte au vent, la Vierge retient l’enfant de la main droite, en haut de la jambe, position inhabituelle. Elle est vêtue d’une robe serrée à la taille par un ruban noué, d’une écharpe qui cache le haut de la poitrine et dont une extrémité recouvre les jambes de l’enfant. Elle porte aussi un manteau passant en diagonale sur les jambes et venant s’enrouler sur l’avant-bras gauche. La main gauche devait tenir un sceptre.

Saint-Jean Baptiste

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En face de l’autel de la Ste Vierge se trouve une superbe statue de St Jean Baptiste en parfait état qui au vu du piédestal n’est certainement pas à sa place d’origine.

Vêtu de peau de bête, car il vivait dans le désert, le prophète est représenté avec un agneau qui symbolise la venue du CHRIST ;

La Chaire à Prêcher

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La Chaire à Prêcher en pierre du XVIIe siècle

La chaire repose sur un lion s’appuyant sur une boules sur la tête du lion, base en forme de vase aplati et renflé d’où partent, en s’évasant, de larges feuilles d’acanthe qui soutiennent la cuve de plan hexagonal. Les 4 panneaux rectangulaires en angles échancrés fortement moulurés, les 4 évangélistes, avec leurs attributs (St Marc, St Mathieu, St Luc, St Jean)

Christ en croix

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Christ en croix en bois du XVIeme siècle, 1,30 de haut, à gauche de l’entrée sud.

Il ressemble beaucoup à celui de l’église de Gery. On ne connaît pas le nom du sculpteur. Dans celui ci la barbe est mieux travaillée, et le périzonium n’a qu’un seul pan qui flotte au vent. Les bras sont plus courts

Les Vitraux

Ils sont pour la plupart largement postérieurs à la construction de l’édifice. Ils relatent, des scènes bibliques, et sont les témoins d’une époque avec ses événements marquants. La plupart résultent de donations de fidèles.

Au bas côté nord, en commémoration du jubilé de St Pierre de 1900-1909 Ad Mémorium offert par les paroissiens

Au fond coté ouest : en mémoire du jubilé de 1929.St Memmie et St Pierre avec la signature du maître verrier : Mr Muller de Pont à Mousson.

Au-dessus de la porte d’entrée, toujours pour le jubilé de 1929,St Pierre et le pape de l’époque Pie XI du Maître verrier Muller

Un certain nombre de vitraux ont été offerts par Mme Suzanne Deschamps en 1922,epouse de Mr Deschamps, propriétaire de la fabrique de "Bleu Outremer" Deschamps située à Renesson.

Le chemin de croix a été offert par Mme Cécile Keller, habitante de Trémont.

La tour carrée date de l’époque romane.

On peut situer cette époque à partir de l’an mil jusqu’à l’éclosion de l’art gothique (XIIIème siècle). La construction dans nos région d’églises romanes germaniques trouve sa source dans la résistance à l’expansion vers l’Est de l’opus francigénium. C’est donc à la fin de l’époque carolingienne, sous le règne des rois de Germanie (Othan 1er, 11 et 111) qu’il faut aller chercher l’origine de l’architecture romane. Il peut être intéressant de savoir comment furent construites nos églises. Un certain nombre d’intervenants prirent part à l’édification, à la conception de nos édifices. A défaut de les citer tous, nommons en quelques-uns qui décidaient de bâtir une église.

Les paroissiens,

Modestes serfs ayant peu de moyens. Le curé, percepteur des dîmes (appelle aussi décimateur).

Le doyen de la chrétienté.

Il était le représentant de l’évêque. Rappelons qu’à cette époque, l’église de Trémont était rattachée à l’évêque de Toul (Toul ayant été la capitale des Leuques, peuplade implantée dans le Sud de la Lorraine).

Le patron ou collateur de la cure

Personnalité laïque où ecclésiastique ayant qualité pour présenter à l’évêque un candidat à la cure et enfin le seigneur temporel du lieu.

La construction était l’œuvre collective de tous ces gens qui commandaient, choisissaient les travaux, et payaient les ouvriers.

Chaque catégorie d’habitant s’appropriait, et avait sa place bien définie dans l’édifice.

-  La tour appartenait au seigneur.
-  Le transept et le chœur, appartenait au clergé. Là se déployait la richesse ornementale
-  La nef appartenait aux paroissiens, bien modeste, au sol souvent en terre battue.

L’Entretien était à la charge des parties

La tour carrée renferme les cloches, très importantes à cette époque. Elles sonnaient les trois angélus, les heures appelaient les fidèles aux offices, convoquaient le clergé, sonnaient le glas, mettaient en fuite le démon, repoussaient la foudre et la grêle

On peut dire que l’église de Trémont dans sa conception originelle, s’inspira de l’école Lorraine Vosgienne (baies géminée de la tour, cordon de billettes, très soigné à Trémont

Petit à petit ce style fut remplacé par le style gothique français venu de Champagne

La reconstruction eût lieu au 16ème siècle dans ce style gothique européen. Le transept est toujours lié à l’abside, soit par sa hauteur, soit par sa décoration. A Trémont le transept a été agrandi.

A Trémont ce transept est double (on dit à deux vaisseaux) Il présente un pignon qui coiffe respectivement toutes les travées à la fois. La présence de ce pignon trahit certainement l’influence champenoise (XVIème siècle).

A l’intérieur de l’église de Trémont, le blason martelé au dôme du transept à la révolution, laisse supposer un financement par me Duc de BAR (soit René 1, soit René II, soit René d’ANJOU)

Notre église n’a certainement pas été construite par des bourgeois, mais plutôt par nos paysans, surtout par les curés et les patrons. Son architecture reflète une certaine sensibilité collective due au choix des artistes bâtisseurs dont certains étaient probablement des artistes locaux...



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